Bueno, para todos aquellos que tengais la oportunidad de disfrutar de la cadena franco-alemana Arte, el próximo viernes 4 de noviembre dedica uno de sus Temas (no creo que sea el escogido por nuestra segunda cadena para luego pasar por aquí) al "Amor y la muerte en el país de las geishas", que acompaña con un ciclo dedicado al Cine erótico asiático (concepto bastante amplio para ellos por lo que parece), que incluirá las películas: La verdadera historia de Abe Sada, La isla, Audition y El imperio de la pasión.
En todo caso, y si no se me va la cabeza como siempre y se me olvida de grabarlo, siempre puedo ripear el documental, si os interesa. Bueno, esta es la programación:
Vendredi 4 novembre 2005 à partir de 22h10
Amour et mort au pays des geishas
THEMA (ARTE / ZDF 137 mn)
Depuis longtemps, avec intensité et originalité, la culture japonaise scrute les rapports entre la mort et l’amour, le sang et le sexe. Comme les estampes et la littérature dont il s’inspire, le cinéma érotique nippon – le pinku eiga – est un genre à part entière, dont la portée est aussi émotionnelle, psychologique, philosophique, voire existentielle.
22h10 :
* Mourir d'amour
À travers ses traditions populaires, son théâtre, sa peinture et sa littérature, la culture japonaise est depuis longtemps fascinée par la proximité du principe de plaisir et de l’instinct de mort.
Entre le début du XVIe et la fin du XVIIIe siècle, les artistes peintres japonais ont dessiné et peint des shunga – littéralement des “images de printemps”, réunies sous forme de “livres d’oreiller” et destinées à l’éducation des jeunes garçons et filles. Dans le même temps, la littérature classique s’est emparée de l’amour charnel, qu’il soit homosexuel ou hétérosexuel, conjugal ou vénal. Le grand romancier Ihara Saikaku (1642-1693) le place au coeur de ses études de moeurs. Il a écrit Vie d’une amie de la volupté, que Kenji Mizoguchi adaptera en 1952 dans La vie d’Oharu, femme galante. Durant des siècles, aucune pratique sexuelle n’est honteuse ou taboue, le libertinage est aussi bien accepté que le sado-masochisme.
Mais avec l’avènement de l’ère Meiji – en 1867 – et le rapprochement avec l’Occident naissent la répression et les interdits. Il fallut attendre la fin des années 1960 pour que le cinéma reprenne à son compte l’imagerie érotique. Aujourd’hui, une continuité de thèmes se dégage : celui notamment de la femme soumise (attachée, emprisonnée) ou, tout au contraire, redoutable séductrice, qui mène les hommes à leur perte. Le dernier exemple en date pourrait être le film de Takashi Miike, Audition, sorti en France il y a deux ans.
Documentaire de Eva et Georg Bense (Allemagne, 2005, 60 mn)
23h10 :
* La véritable histoire d’Abe Sada
L’histoire vraie d’une femme qui, dans les années trente, assassina son amant et l’émascula, magistralement portée à l’écran par un spécialiste du genre.
Le 18 mai 1936, une serveuse découvre le corps étranglé et émasculé d’un homme marié et père de famille, Kichizo. La police arrête Abe Sada, une ancienne prostituée, dans une rue de Tokyo. La femme errait, un couteau dans une main, une corde dans l’autre. Caché contre son coeur, elle garde le pénis de son amant qu’elle a tué peu auparavant. Lorsque la police l’arrête, elle avoue son identité avec fierté et raconte elle-même comment, du 23 avril au 7 mai, elle a poussé jusqu’à l’extrême son amour fou pour Kichizo. Le 20 mai, les journaux annoncent l’arrestation de la “sorcière” Abe Sada. Mythologies primitives Réalisé d’après le fait divers dont s’inspirait également L’empire des sens, de Nagisa Oshima, La véritable histoire d’Abe Sada appartient au genre du pinku eiga, dont la major japonaise Nikkatsu s’est fait une spécialité dans les années 1970-1980. Noboru Tanaka, qui en est spécialiste (il a réalisé Le marché sexuel des filles en 1974 et tournera La maison des perversités en 1976), livre un film sur les mythologies primitives qui traversent le Japon moderne. Dans le sacrifice de l’émasculation, la prostituée Abe Sada retrouve les anciens rites de fertilité. Le budget dérisoire du film a poussé le réalisateur japonais à un style rigoureux. Moins explicite que L’empire des sens dans les scènes de sexe, l’histoire gagne en authenticité et en intimité. Un travail de caméra excellemment maîtrisé rend l’ambiance bientôt irrespirable, la claustrophobie palpable. Les prestations des comédiens sont également remarquables, notamment celle de l’héroïne Junko Miyashita, ancienne starlette et vedette de porno soft dans les années 70, qui trouve ici un rôle tragique à sa mesure.
La véritable histoire d’Abe Sada (Jitsuroku Abe Sada)
Film de Noboru Tanaka
(Japon, 1975, 1h15mn, VF)
Scénario : Akio Ido
Avec : Junko Miyashita (Abe Sada), Hideaki Ezumi (Ishida Kichizo), Nagatoshi Sakamoto (Osato), Ikunosuke Koizumi (le détective), Genshu Hanayagi (la geisha), Yoshie Kitsuda (la femme de Kishizo).
Image : Masaru Mori
Musique : Koichi Sakata
Production : Nikkatsu Corporation
CYCLE CINÉMA ÉROTIQUE ASIATIQUE - Quatre films incandescents en novembre sur ARTE
Mercredi 2 novembre 2005 à 22h40
L'empire de la passion
Vendredi 4 novembre 2005 à 22h10
Amour et mort au pays des geishas
THEMA
Mercredi 9 novembre 2005 à 22.35
L'île
Mercredi 16 novembre 2005 à 23h25
Audition